Le PS ne renonce pas au dogme néolibéral du libre échange

 Dans notre dernier article, nous nous interrogions : "Le PS veut-il vraiment réindustrialiser la France ? " mais n’avons, hélas, plus de doutes : nous avons, lors des primaires socialistes, écrit aux 6 candidats mais le PS n’a probablement pas l’intention de relancer l’industrie manufacturière des biens de consommation et juge certainement ce sujet très embarrassant, car aucun des candidats n’a répondu. Le gouvernement actuel, également embarrassé par ce sujet, botte toujours en touche, certes, mais a toujours eu au moins la courtoisie de répondre.                                                                                

François Hollande, conseillé par des économistes tous rétribués par des banques ou assurances : Jean Hervé Lorenzi (Rothschild), Stéphane Boujnah (Deutsche-Bank), Emmanuel Macron (Rothschild), Elie Cohen (Société Générale) Karine Berger (assurances-crédits Euler-Hermes), continue à prôner le libre échange et se contente de nous servir la même rhétorique que Nicolas Sarkozy selon laquelle, les produits innovants et technologiques assureront l’avenir de l’industrie et remplaceront les emplois délocalisés. 

             

Evidemment François Hollande est aussi informé que nous le sommes et n’ignore pas que les produits technologiques et innovants de masse sont pour la plupart, produits en Chine et que la création de quelques emplois hautement qualifiés en bureaux d’études n’apportera pas de solutions d’emplois aux millions de chômeurs qui ne sont pas tous ingénieurs ou chercheurs. De plus, un haut niveau de qualification ne garanti plus un emploi : citons pour exemple le constructeur automobile PSA qui n’hésite pas à délocaliser en Chine ou en Inde des milliers d’emplois de R&D (recherche & développement) après avoir emprunté plusieurs milliards d’euros au contribuable français justement pour financer l’innovation ! De même,  la première secrétaire du PS, Martine Aubry, qui vit dans une région textile, ne peut ignorer que les textiles innovants qu’elle brandit comme la solution d’avenir du textile, n’emploient en réalité que 19 000 personnes en France au lieu autrefois, du million d’emplois industriels du secteur du textile habillement et encore des deux millions d’autres emplois indirects et induits qui étaient liés à cette activité industrielle. 

 Francis JOURNOT 

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